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Programme allemand de sûreté biologique

L`Institut Robert Koch (RKI)
La Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH
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Formation du personnel
de laboratoire en avril 2015
à Tunis © RKI

L`épidémie d`Ebola en Afrique de l`Ouest en 2014 a montré que les maladies hautement contagieuses peuvent menacer non seulement la santé de la population, mais aussi la sécurité des sociétés et des pays. Ces maladies peuvent se propager de manière naturelle, à la suite d`accidents survenus en laboratoire ou d`une utilisation malintentionnée d`agents pathogènes.

Pour lutter contre ces risques, le Ministère fédéral allemand des Affaires étrangères a lancé, dans le cadre du G7, le Programme allemand de sûreté biologique. Ce programme relève de la politique de sécurité préventive et contribue à renforcer la Convention sur l`interdiction des armes biologiques. La première phase du programme s`est déroulée de 2013 à 2016 et a été couronnée de succès. Le gouvernement fédéral allemand a donc lancé une deuxième phase, qui s`étend de janvier 2017 à décembre 2019.

L‘Institut Robert Koch (RKI) et la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH coordonnent et mettent en œuvre conjointement des activités en Tunisie en collaboration avec le Ministère de la Santé et d`autres institutions tunisiennes. Etant lancé en février 2015, le programme vise à réduire les risques biologiques et à renforcer le secteur de la santé en rapport avec la sûreté biologique.

 




Symposium sur les risques
biologiques et la sécurité
sanitaire en septembre 2016
à Tunis avec Dr. Andreas
Reinicke, Ambassadeur de
la République fédérale
d`Allemagne © GIZ




Exercice de simulation
en avril 2016 à Tunis © GIZ

Dans le cadre du programme, différentes activités ont été menées en matière de biosécurité et biosûreté, de dépistage et diagnostic des maladies infectieuses, de surveillance des données sanitaires, de sensibilisation aux risques biologiques, ainsi que de réseautage et de renforcement des capacités des institutions impliquées dans la santé et la sécurité. Ci-dessous quelques exemples :

Pour renforcer la capacité des professionnels de la santé à réagir efficacement aux épidémies ou attaques biologiques, des formations en biosécurité et biosûreté dans les laboratoires et en dehors sont mises en œuvre. Le personnel du laboratoire est sensibilisé au mésusage d`agents pathogènes et formé en gestion des risques biologiques en tous genres afin de les réduire au minimum possible.

Pour une identification rapide et fiable d`une menace à la santé publique, les capacités de diagnostic et d`analyse des institutions partenaires sont renforcées. Pour ce faire, des tests de dépistages pour l`identification des bactéries et virus hautement pathogènes sont mis en place, l`équipement nécessaire est fourni et les scientifiques ainsi que le personnel technique du laboratoire sont formés en méthodes de diagnostic. Parallèlement, les nouvelles capacités et les capacités déjà existantes sont évaluées par des comparaisons interlaboratoires.

Afin de permettre une prise de décision et de favoriser une réponse appropriée en cas de crise, diverses formations sont mises en œuvre : Des formations sur les nouvelles procédures de veille sanitaire, sur la gestion et communication de crise ainsi que des formations ayant pour but de connecter les épidémiologistes et les experts en laboratoire.

Pour assurer une meilleure efficacité des mesures mises en place, un plan de préparation et d`action ayant pour but de définir les rôles et les mesures de prévention et de réaction à une situation de crise a été élaboré. La réalisation d`un exercice de simulation est planifiée pour 2019 afin d`engager la mise en œuvre du plan et de préparer les acteurs de la santé à la gestion d`un évènement de crise en santé publique, quelle que soit son origine.

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